29 novembre 2019

L’Essor

Etiquettes et rubans décoratifs : Neyret rachète Seram.

L’acquisition d’un confrère de Saint-Just-Malmont permet à l’entreprise familiale stéphanoise, fournisseur de premier rang du secteur du luxe, de devenir une ETI de 800 personnes.

Le groupe Neyret, qui fêtera dans quatre ans son 200e anniversaire, change de dimension. Avec l’acquisition du fabricant de rubans d’ornementation Seram, de Saint-Just-Malmont, l’entreprise stéphanoise comptera 500 salariés supplémentaires, soit un effectif total de 800 personnes. La reprise de 100 % des titres, principalement auprès du dirigeant-fondateur Hervé Durand, et du fonds MBO Partenaires, entré au capital en 2012, devait être finalisée le 29 novembre.

Multi-matériaux

Cette opération de croissance externe effectuée sur fonds propres et par emprunt portera l’an prochain le chiffre d’affaires consolidé à plus de 40 M€. Contre 8 millions en 2012, lorsque l’actuel dirigeant, Benoît Neyret, a rejoint l’entreprise. Et 21 millions réalisés l’an dernier, dont 40 % à l’export, avec une rentabilité à deux chiffres. « Une croissance et une montée en gamme qui nous positionne désormais au premier rang mondial de l’ornementation et de l’identification textile et multi-matériaux des produits de luxe », affirme le représentant de la huitième génération. Jugeant « peu nombreuses » les redondances avec Seram, qui a de son côté accompagné le déplacement hors d’Europe des fabricants de lingerie.

La jeune ETI, dont les 200 salariés français se répartissent sur trois sites de la Loire et de la Haute-Loire, compte des unités de production en Tunisie et en Chine, à Madagascar et au Sri Lanka. A cela s’ajoutent des bureaux commerciaux à Hong-Kong, Paris, Londres, Milan, New-York et Rio de Janeiro.

L’entreprise a quitté son ancien statut de sous-traitant qui fabrique des étiquettes et des rubans pour devenir un intégrateur de solutions d’identification-authentification et d’ornementation de produits de luxe pour la parfumerie, les cosmétiques, les alcools, la lingerie, l’horlogerie et la joaillerie. « Avec de plus en plus de fibres bio sourcées (tencel, fibre de bois, lin, ou bambou) et biodégradables, à la demande de nos clients du luxe ». Elle travaille en direct avec de nombreuses grandes maisons du luxe, françaises et internationales.

Benoît Neyret veut faire de l’entreprise qu’il dirige « une ETI familiale pérenne, très ancrée localement, dans une logique d’indépendance, avec pour valeurs phares l’excellence, l’innovation et l’international ». L’année 2018 avait été marquée par sa reprise de 100 % des parts et l’acquisition de son sous-traitant tunisien Ascore, qui compte 150 salariés. Il avait auparavant fermé ses ateliers du Maroc et de Turquie, insuffisamment non-rentables. Le petit groupe va continuer à se développer en Asie pour le marché local en maintenant en France les activités les plus sensibles (le tissage jacquard et l’impression du tissu), tandis que la couture et l’assemblage sont effectués en dehors. Il propose des griffes tissées et des étiquettes comportant des informations sur la composition du produit et son entretien. Mais aussi un logiciel de gestion pour automatiser la production, via une plateforme Web d’échange de données.

Neyret intègre des marqueurs technologiques physiques ou numérique (RFID, NFC) pour apporter de l’intelligence à l’étiquetage et au packaging des produits de luxe. En répondant aux contraintes logistiques, de traçabilité et d’authentification. « En tant qu’intégrateur de solutions, dont nous réalisons l’architecture et la maîtrise d’œuvre, on met à la disposition de nos clients nos compétences en création, style et travail des matériaux », souligne le PDG.

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